Une chambre pensée comme un refuge
En 2025, Yabu Pushelberg imagine pour Molteni&C un lit aux proportions généreuses, conçu autour d’une idée simple : retrouver dans la chambre cette sensation rare d’être véritablement enveloppé. Theo se distingue par ses formes arrondies, ses volumes généreux et son dessin entièrement rembourré, comme si le lit avait été pensé moins comme un meuble que comme un espace dans lequel se retirer.
Cette générosité est visible dès le premier regard. Avec ses 265 × 247 cm, Theo possède une présence architecturale importante, mais ses courbes et ses surfaces souples empêchent cette dimension de devenir imposante. Le lit semble au contraire adoucir la chambre autour de lui, en créant un véritable paysage de repos.
Le geste de Yabu Pushelberg
Le travail de Yabu Pushelberg dépasse ici la seule recherche esthétique. Le duo s’intéresse depuis longtemps à la manière dont les espaces peuvent agir sur les sensations et les émotions. Theo traduit cette approche par une forme organique, presque instinctive, construite pour donner une impression de chaleur et de protection.
Les lignes restent pourtant parfaitement maîtrisées. La tête de lit, les côtés et le cadre forment un ensemble continu dont les courbes sont soulignées par un travail de couture et de rembourrage particulièrement précis. Molteni&C décrit cette construction comme une véritable excellence sartoriale, avec des détails de confection qui donnent au lit son caractère sophistiqué.
Le tissu Wallance et la douceur des volumes
Dans cette version, le tissu Wallance habille entièrement les volumes de Theo et renforce son aspect enveloppant. Sa présence textile accompagne les courbes plutôt qu’elle ne les souligne brutalement, permettant au lit de conserver cette apparence douce et presque continue.
Le revêtement est déhoussable, tandis que la construction du lit repose sur des panneaux rembourrés et des mousses de différentes densités. Le résultat est un objet très tactile, où la qualité ne se révèle pas uniquement dans le dessin mais dans la manière dont la matière est travaillée, tendue et cousue.
Un lit qui devient le cœur de la chambre
Le format de 265 × 247 cm donne à Theo une présence généreuse, tandis que le matelas 160 × 197 × 25 cm s’inscrit dans cette grande enveloppe textile. Le lit est particulièrement à son aise dans une chambre où l’espace est suffisamment dégagé pour laisser ses courbes être vues depuis plusieurs angles.
Placé au centre d’une pièce, face à une baie vitrée ou accompagné d’une table de chevet sculpturale, Theo agit presque comme une architecture intérieure. Les volumes se font doux, les lignes se poursuivent, et la chambre perd progressivement son caractère purement fonctionnel pour devenir un véritable lieu de retrait. Molteni&C présente justement Theo comme une pièce destinée à devenir le point focal de la chambre.
Caractéristiques
Designer : Yabu Pushelberg
Éditeur : Molteni&C
Collection : Theo
Année : 2025
Type : Lit matrimonial
Dimensions du lit : L265 × P247 cm
Matelas : 160 × 197 × H25 cm
Revêtement : Tissu Wallance
Housse : Déhoussable
Structure : Panneaux en contreplaqué et Polimex
Rembourrage : Mousse de polyuréthane haute portance à densité variable
Tête de lit : Rembourrée
Pieds : Aluminium anodisé avec patins antidérapants
Particularité : Formes arrondies et enveloppantes
Construction : Coutures et rembourrage à finition sartoriale
Utilisation : Chambre principale, suite, intérieur résidentiel haut de gamme
Molteni&C précise que la gamme Theo est disponible avec des housses extérieures amovibles et que certains éléments de la construction utilisent des mousses de densités variables afin de renforcer le confort et la douceur des volumes.
Le soir venu, la chambre change de rythme
Un grand lit peut facilement devenir une présence centrale, mais Theo cherche autre chose : une sensation. Celle d’entrer dans une chambre et d’avoir immédiatement envie de ralentir.
Le
tissu Wallance adoucit les courbes, la tête de lit semble presque former une alcôve, et les dimensions généreuses donnent au lit une présence protectrice. Puis vient le soir, la lumière baisse, la pièce devient silencieuse. Theo ressemble alors moins à un lit qu’à
un refuge intime, celui où la journée finit enfin par disparaître.